Lundi 17 mars 2008
Les municipales sont un scrutin à valeur national.  L'équation de l'élection tient donc à la fois du "charisme personnel" de la tête de liste, de l'adéquation de son projet aux attentes concrètes des habitants, "au coin de la rue ou sur le palier",  et de l'ambiance politique qui règne au travers du pays.

Les commentateurs, au soir et au lendemain du second tour, ont glosé à foison sur la victoire de la gauche. La victoire historique de la liste de Dominique GROS à Metz, mettant fin à presque 150 ans de pouvoirs de droite sur la ville et marquant un coup d'arrêt aux  37 ans de responsabilité de Jean Marie RAUSCH, est citée en exemple. Tout ceci serait le signe du désaveu de la poitique de M SARKOZY, de son "shpowlitique buisseness" et la grogne devant l'impuissance d'achat grandissante.

Si nous ne pouvons que nous réjouir de cette victoire et espérer voir ses effets joindre dans une même dynamique l'axe entre Metz et Thionville; il reste à admettre qu'il y a là davantage une défaite de la droite à cause de ses antagonismes qu'une convertion soudaine de tous les messins au porjets de gauche.

Il faut se demander à l'occasion si ces élections n'en finissent pas d'annoncer la fin du bipolarisme droite-gauche, bien amoché déjà par l'ouverture mise en oeuvre par le Président de la République, et dont le Modem tente, pour l'instant sans réel effet, de capitaliser le bénéfice. Dans la querelle entre conservateurs, progressistes, réformateurs de droite et de gauche, les français ne savent plus où donner de la tête et du vote et l'abstension gagne des voix.

Les incantations idéologiques ne suffisent plus et c'est à l'aune des actes plus que des promesses que les citoyens jugent la politique. Le pouvoir d'achat en berne plus que les frasques présidentielles explique probablement le dépit vis-à-vis de la droite plus qu'une conversion soudaine des déçus aux ideaux de gauche.

Le maire, avec son "absence" d'étiquette, ou le score honorable de la liste Modem, à leur manière en attestent pour Hagondange tandis que l'identité de gauche, clairement annoncée, avec les parrainages du PS et du PC, pour la liste Hagondange Autrtement menée par Robert KILBERTUS n'a pas opéré le rassemblement escompté.  Certaines réactions laissent même penser que certains, à l'occasion du changement de tête de liste à gauche, ont redouté, voire combattu, ce qu'ils ont perçus comme une récupération politicienne.

La gauche n'est alors plus systématiquement perçue comme le camp du progrés, mais parfois comme le clan d'une certaine nostalgie. C'est cette perception, erronée, des choses qu'il convient maintenant de changer. Les valeurs de la gauche restent des valeurs de résistance et de solidarité. IIl s'agit, à l'échelle de la ville, de penser la vie des quartiers de façon plus équitable, d'accueillir ou d'aider avec autant d'attention les plus jeunes et les plus anciens, de favoriser la vie associative,indispensable école de solidarité et de responsabilité.

Notre adversaire, n'en déplaise à la tendance nationale, n'est pas SARKOZY; notre gauche n'est pas celle des plateaux de télévision et des combats d'éléphants; il n'y a pas de victoire pour nous cette fois-ci. A nous de faire la démonstration que c'est le parti d'Hagondange, parti pris pour ses habitants et pour sa vitalité que nous défendons.


Par Hagondange @utrement
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