Comment oser dire que je suis d’Hagondange, moi qui ne suis même pas lorrain, à peine un français de l’intérieur, un ch’ti, d’origine breton de cœur ? Parce qu’Hagondange a su m’accueillir, m’offrant non seulement le gîte quand j’y suis arrivé il y a 16 ans, mais surtout un endroit où vivre. Comment ne pas être frappé alors qu’une ville, dont les milliers d’habitants se comptent encore sur les doigts des deux mains, puisse offrir tant de ressources, pour le sport, la culture, la vie associative en générale, le commerce, la santé, l’accessibilité en train ou en voiture ?
Aujourd’hui, revenu à Hagondange après quelques années d’exil rombasien, je retrouve les visages qui m’avaient accueilli. La ville a changé, elle s’est donnée quelques airs de notable et s’est parée d’un lustre qui montre qu’elle évolue. Ses habitants traditionnels font de la place peu à peu à une population nouvelle, moins marquée par l’histoire de la ville, davantage tournée vers ce que le vingt et unième siècle nous propose comme défi.
Que reste-t-il d’Hagondange, village devenue centre commerçant et cité populaire ? Que devient cette ville, de quoi a-t-elle besoin ? Quels projets la portent-t-elle maintenant, quelle vision, quelle ambition ? Ces questions, le citoyen de la ville que je suis redevenu les travaille collectivement, de façon ouverte, lucide et solidaire.
A l’origine, la politique, c’est juste l’art de faire cité, c’est à proprement parler une affaire de citoyens. Une ville, c’est alors une certaine idée de l’homme et de la société, c’est aussi une communauté de destin, le croisement, dans un vivre en proximité, d’une diversité d’existences qui ont, non seulement à cohabiter, mais surtout à se faire grandir mutuellement. Pour les habitants, dans une proximité d’habitat, au sein d’une communauté d’espace, de circulation, d’échange et de service, la politique municipale consiste à faire société du commerce, de la culture, ou de l’éducation. Les questions des infrastructures routières et des équipements collectifs, des écoles, des équipements socio-culturels, des services à la personne, de la vie économique, sociale, se posent à la ville, aussi importantes que celle des relations interpersonnelles, intergénérationnelles ou des conditions d’existence pour la personne.
Pour aller de l’avant et construire un avenir « durable », je me suis intégré à ce groupe ouvert, démocratique, réuni sous la bannière d’un « Mieux Vivre à Hagondange ». Rassemblant hommes et femmes de bonne volonté, dont les valeurs accordent le primat l’homme, qui ne se réduit pas à l’homo economicus, mais laisse la première place au sujet, dans ses relations et ses solidarités, il s’agit de préparer Hagondange aux défis de demain.
Thierry DESBONNETS, Membre de Mieux Vivre à Hagondange
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